Ayurveda en France
Ces dernières années, l’Ayurveda suscite de plus en plus d’intérêt en France, notamment à travers ses méthodes corporelles comme le massage ou sa très riche pharmacopée. Néanmoins, la science ayurvédique n’est ni reconnue officiellement dans notre pays, ni enseignée dans les facultés de médecine...

Une médecine "douce "
En France, l’Ayurveda est une " médecine complémentaire ", " alternative " ou " douce "". Sa pratique se limite au seul domaine du bien-être, de la détente ou de la relaxation. C’est cependant oublier le but, la puissance réelle et l’expérience de plus de 5000 ans de la science ayurvédique.
Un système reconnu par l’OMS
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a en effet reconnu l’Ayurveda comme étant un véritable système de médecine traditionnel, défini de la façon suivante : " La médecine traditionnelle inclut différentes pratiques, approches, connaissances et croyances en matière de santé, utilisant des médicaments à base de plantes, d’animaux et/ou de minéraux, des thérapies spirituelles, des exercices et techniques manuelles, appliqués seuls ou en combinaison, dans le but de maintenir le bien-être ainsi que de traiter, diagnostiquer ou prévenir la maladie ".
Une science d’oppositions
Dans ce contexte, le médecin ayurvédique pratique cette science dans le but de traiter la maladie à travers la connaissance de la qualité des substances, en opposant le chaud au froid, l’humidité à la sècheresse, etc.
Un enseignement inexistant
La pharmacopée ayurvédique est elle-même illimitée et fait l’objet de nombreuses recherches et d’un grand nombre de publications scientifiques. Pourtant, en France, la médecine ayurvédique n’est pas enseignée dans les facultés de médecine.
Une pratique limitée
De plus, le professionnel de l’Ayurveda, qui n’est généralement pas médecin, ne peut pas accéder aux prescriptions et doit donc nécessairement se limiter à l’aspect préventif et bien-être de l’Ayurveda. En tant qu’éducateur de santé en Ayurveda, il se doit de respecter la limite de ses connaissances et d’intervenir uniquement au niveau de l’accompagnement de l’individu, dans la connaissance et la prise de conscience de son corps, de son mode de fonctionnement et l’amélioration de son équilibre intérieur.

Source : © Atreya Smith, 2000

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